En vélo il n’y a pas de Poilus.

Faire du vélo un matin de 11 novembre m’a été permis par ma nouvelle vie. C’est un jour à gagner les forêts et choisir un train. Compiègne, d’où Paris-Roubaix partait d’ailleurs cette année, aurait été possible, mais le vélo a ses monuments. Le Bois de Boulogne désormais permet de revenir aux Fondations. La tentation était forte, avec mon casque et mon uniforme, autre costume que celui que je mettais pour chaque cérémonie patriotique depuis quelques années, d’essayer toutefois de gagner l’Arc de Triomphe et les Champs Elysées. Mais probablement Paris bouclée ! Je n’ai pas pris le risque. Sur la selle, de toute façon, ma flamme était déjà ravivée. À Longchamp, les troupes cyclistes étaient au garde-à-roues. Un peloton n’est rien d’autre qu’un groupement de soldats. Selon les vents, il prend des formes différentes, presque tour à tour losange, carré, pique ou trèfle comme les formations des légions romaines dans Astérix. La casse existe. Ce matin, deux compagnons sont encore tombés. Je ne peux les appeler autrement que compagnons : en vélo il n’y a pas de poilus. La sirène n’était donc pas celle de l’arrêt des combats. Elle était celle, bleue, du camion des pompiers, rouge. La civière et la couverture dorée rappelaient, à leur façon, qu’il faut avoir de la mémoire, toujours veiller et se protéger. Les chutes, elles, sont plus que centenaires.

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