ASO devrait révolutionner le maillot vert. Avec certitude, le CIO ne peut pas céder sa place au CO2 !

Le maillot vert devrait changer de sens. Il devrait ne plus être remis à un coureur mais à une ville, une région, un littoral, un mont, une ascension, une frontière, un pays : le ou la plus vélo-compatible. Pas celle qui est le ou la plus facile, pas du tout. Celle qui offre aux pratiquants le meilleur bol d’air sain, vert et frais ? Absolument ! Il faut vendre cette idée à ASO. La transition énergétique est depuis quelques jours l’une des priorités du nouveau Gouvernement fixée par le Président de la République. C’est le moment d’en profiter. Le Tour de France a 100 éditions à son compteur. Il en aura désormais 101. L’ère de la gloire laisserait légitimement place à l’ère de l’audace. Il peut, il doit, il va changer. Ce maillot vert, déjà surnommé « greenpiste », a l’envergure d’une révolution. Se révolter, oui Madame ! Se rebeller, oui Monsieur ! Car je suis, nous sommes, combien de cyclistes sont, à Paris, et ailleurs !, même le dimanche matin, en train, comme on disait déjà naguère, de perdre mon, notre, leur espérance de vie à la gagner. Il y a eu les maos. Il y a eu les cocos. Il y a eu les trotskos. Il y a eu les écolos. Voici venu le temps des cyclos. Que faire ?  Avec certitude, le CIO ne peut pas céder sa place au CO2 ! Pensons à nos amygdales, agissons pédale. Nos souffles valent plus que leurs gouffres. En un mois pourtant, on ne compte plus les pics de pollution qui ont terrassé Paris. Certains s’interrogeaient sur la menace de laisser les marathoniens courir l’épreuve de la capitale ce dimanche ? On aurait pu se poser la question de la pratique sportive dans son ensemble, y compris la pratique invisible, lente, suffocante, douloureuse. Je suis sorti 72 kilomètres chercher des côtes et de l’air frais. Côte de Sèvres que j’ai enfin grimpée. Forêt de Meudon que j’ai enfin trouvée. Côte qui nous y mène en venant de Chaville. Long des jardins du Château de Versailles. Côte très dure sur le retour entre Versailles et Meudon. J’étais plutôt au vert. Quand soudain, en fin de sortie. Arrivée dans Meudon. Vue plongeante sur la capitale. Magnifique. Saisissante Tour Eiffel au centre d’un cadre d’arbres. Beau. Très beau. A couper le souffle… Tout à coup, la gorge se met à piquer. L’air n’a plus bon goût. On a la tête dans la cuvette. On regarde le compteur : ils reste 15 bons kilomètres à faire. Les yeux se mettent à gratter. Très vite on longe la Seine. Un rafraichissement ? Penses-tu ! Il y a plus de circulation que d’habitude ! La fuite ou la suite des voitures empêchent de ressentir le moindre petit courant qui descenderait le fleuve. Je n’ai pas tenu. J’ai respiré, mais dans mes gants. L’odeur de cuir plastifié de chez Décathlon valait tellement mieux. Je suis rentré. J’ai maugréé. Ma voix avait changé. Elle était affaiblie, rentrée, éloignée. Il faut la retrouver. Se mobiliser. Nous ne pouvons devenir tous provinciaux d’ici le prochain dimanche. Alors, le maillot vert est une arme, bien modeste, mais une arme. Ne marquerait-elle pas quelque chose de grand et de beau ? Roulons tous, nous passant le mot, un dimanche avec un maillot vert, un cuissard vert ou un bandeau vert ? Là, contre la pollution, cela tomberait vraiment à pic !

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