Heureusement, il y a les roues.

Sortie de plus de 90 kilomètres dans les Yvelines, dimanche, avec un objectif : prendre les roues pour ne pas être dans les choux. Comme je suis débutant et que je ne suis pas bon, j’ai encore ce droit, celui de m’y cacher, de m’y abriter, de laisser les autres se prendre le vent, de face, à ma place. Je l’ai expérimenté encore, ça sauve. Je mesure de plus en plus combien le vent est un adversaire, un redoutable adversaire. Qui comprime et déprime. Alors heureusement, il y a les roues. Elles sont un privilège. Qui dit privilège dit injustice : double peine pour les plus forts. Quand on est jeune et qu’on se met dans les roues, on est félicité. Quand on n’en fait qu’à sa tête et qu’on ne prend garde, on se fait engueuler. Y’a pas photo, j’ai fait mon choix. Mais le jour où je me mettrai à bien rouler, il ne faudra pas oublier de prendre ma part de travail… Explications. J’assistais lundi à ma première réunion (mensuelle) du club. A l’ordre du jour, la remise des maillots et de l’équipement pour la saison. Cuissard long ok. Cuissard court ok. Maillots et vestes, malgré deux essais, trop petits. Aïe. Beaucoup est dit. Je n’ai pas voulu embêter mon monde, j’essaierai de trouver plus grand à la prochaine réunion. Mais je ne suis pas reparti pour autant tout à fait bredouille. Avec les papiers d’une licence « amicale » à remplir, d’abord. Avec des anecdotes de course, ensuite, qui font plaisir à ceux qui les racontent, à ceux qui les écoutent (pour la première fois!), à ceux qui les répètent (aussitôt!). Je passerai sur les histoires de coucherie dans les pelotons (et dans les voitures?), qui permettent d’expliquer semble-t-il des inimitiés sur la route, pour mieux m’arrêter, encore une fois, sur les histoires de « roues ». Il y a eu une course récemment, en Espagne je crois, où deux échappés finissent ensemble une étape sur les 30 derniers kilomètres. L’un fait « tout le boulot ». L’autre ne prend pas un seul relais pendant 29,8 km. A 200 mètres de la lignes, il passe, il gagne. Les professionnels ont alors un handicap que n’ont pas les amateurs. « Un jour, un gars m’a fait ça, j’ai dit d’accord, tu as gagné. Je suis descendu de vélo. Je suis allé le féliciter avec mon poing. Pareil pour son directeur sportif, c’était un travail d’équipe. » Compris, dès que ça ira mieux, moi aussi je prendrai le vent de face.

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Une réponse à “Heureusement, il y a les roues.”

  1. Jean André 7 mars 2014 à 23 h 14 min #

    Il faut faire comme les sprinteurs, la journée dans les roues, les 200 derniers mètres à fond, et tout les honneurs du podium :)

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