« On ne descend rien et on se force à monter »

Comment chroniquer quand on n’a plus le temps de rêvasser ? A Auvers-sur-Oise, près du château, j’ai essayé. Résultat : ma roue avant a pris un trou. Il faut dire que mes nouveaux camarades, s’ils papotent volontiers y compris avec moi et je les en remercie chaleureusement, vont vite. Nous étions pour les 30 ou 40 premiers kilomètres un groupe de 15, un groupe renforcé à partir de Herblay par de prestigieux ralliements, à l’image, c’est la première fois que j’entendais cette phrase qui m’a beaucoup impressionné, d’« un ancien pro qui a gagné plus de 300 courses » et qui nous attendait sur le parking d’un Monsieur Bricolage. Est-ce toutefois si étonnant ? Dans « Courbevoie Sports Cyclisme », il y a CSC. Très chic. Un autre compagnon me voyant décrocher légèrement compléta mon enseignement : « Allez, mords les roues. Tu les lattes les gars devant ! Tu fais comme mon frère et moi quand on faisait les classiques en Belgique : un grand coup de pompe dans les roues ! » Opération remotivation réussie : je remontais sûr de moi. Cela accélérait. Mais j’étais là, bien calé désormais. Certains prenaient le large, quand on entendait soudain : « Ils feront moins les malins à la première côte. » Bien vu. La première côte arrivait. Elle a occasionné les dégâts escomptés. Avec mon compère Philippe, nous en étions – aucune surprise – les deux victimes. Hervé, dont on m’avait dit dans les premiers kilomètres « le grand, devant, lui il court en première catégorie », a fait son tour de rond-point supplémentaire, ses deux tours, ses trois tours, pour nous récupérer, nous protéger et nous remonter. La grande classe. Respect. A peine le temps de nous hydrater, que l’heure du grand split, de la sage division, est venue. Victor devint notre leader. Objectif : rouler à notre rythme, mais rouler avec puissance. « Allez les gars, ça monte presque pas, vous me descendez les dents jusqu’au bout, allez, jusqu’au bout ! » Un peu plus loin : « Les gars, pour progresser, quand il y a une pente de 50 ou 100 mètres, vous restez assis, vous ne touchez pas à votre dérailleur, on ne descend rien et on se force à monter. Y’a que ça pour progresser ! » Au final, nous sommes allés moins vite que la semaine dernière, mais « on a bien senti les pédales ». On s’est bien aidés les uns les autres également et, avec le jeune Léo, on a fait nos « pas loin de 90 kilomètres ». La semaine prochaine, mime Victor d’un mouvement de poignée de motard qui met les gazs, on accélère.

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