Plans de relances

Après la relâche – contrainte, la semaine dernière, travail oblige -, la relance ! Et là, malgré 38 petits kilomètres au compteur en bout de course, je n’ai pas lésiné. J’ai saisi toutes les opportunités. Relances sportives tout d’abord. J’avais lu dans un magazine de vélo que chaque sortie comptait et que, même lorsque tout était plat, un régime de 8 mini-sprints de 9 à 15 secondes par sortie permettait de développer ses muscles « courts ». Or, sans eux, il sera bien difficile dans un col de relancer lors d’un virage, de se mettre en danseuse quelques instants sans le payer aussitôt après sur plusieurs centaines de mètres et je parle d’expérience. Alors je m’y suis collé, consciencieusement, beaucoup sur l’Ile Saint-Denis où les routes sont longues, droites et très peu fréquentées par les voitures. Pas sûr de mon efficacité, mais au moins il y eut exercice. L’équation est connue : si pas de relance, pas de croissance. J’ai donc décidé de mettre le paquet, attendant l’effet levier et tous les stimulateurs automatiques possibles et imaginables. Le deuxième plan de relance, logiquement, était industriel. Son terrain de jeu m’était encore inédit : le port de Gennevilliers, premier port fluvial français et deuxième port fluvial européen, terrain de jeu solitaire propice aux accélérations « vigilantes » (because rails, weil essence). De quoi longer d’étonnants bassins. Avec un peu d’imagination, on aurait dit une succession de petites criques façon Sud de la France. Ma boucle de Seine s’est ensuite poursuivie en direction de Colombes. Je voulais gagner le stade Yves du Manoir pour rendre hommage à une autre relance, celle qui avait, à la 77ème minute, hier, au Stade de France, terrassé les Anglais lors du premier match du XV de France pour le Tournoi des Six Nations. Rendre hommage en particulier à cette course élégante du Racingman Dimitri Szarzewski qui, avançant droit, fixa la défense anglaise avant de transmettre le ballon victorieux au jeune Fickou. Un essai du bout du monde. Une relance au sommet. Sur le chemin du retour, ayant décidé de m’accorder un dernier tour de l’Ile Saint-Denis, la bulle que j’avais peut-être artificiellement créée éclata soudain. Kilomètre 37,890 : ma roue arrière cède. Hasard ? Ironie ! Elle a choisi son endroit pour me lâcher : devant un centre commercial. Forcément, là encore, un appel à la… Que voulez-vous, je ne dois pas rouler pour moi, je dois rouler pour mon pays. Desgrange serait fier tiens.

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